Exportation du pétrole nigérien
lundi 6 janvier 2014 par Seydou
Selon les termes de cette communication, « la synthèse de cette étude a fait ressortir deux grandes options : la première : faire passer le trajet par le Tchad et le Cameroun avec quatre (4) sous options, jusqu’au port de Kribi ; la deuxième : traverser le territoire national et le Bénin jusqu’au port de Cotonou ».
Ainsi, compte tenu des avantages de la première option (coût, respect du délai de démarrage), le Conseil des ministres a donc décidé que le Pipeline passera par le Tchad et le Cameroun.
Dans un premier temps, devait expliquer le ministre Foumakoye Gado, dans une interview accordée il y a quelques semaines à la presse camerounaise, le projet concernera quelques 60 000 barils par jour. Une production peu importante en somme. Il fallait donc, devait-il poursuivre, « pour la valoriser, choisir le chemin le plus court qui va exiger les investissements moins couteux ».
Pour évacuer ces 60 000 barils, le Niger devra alors construire un pipeline de 600 km pour faire la jonction entre le Niger et le pipeline existant, long de 1500 km. À cet effet, le Cameroun et le Niger ont signé le 30 octobre un accord fixant les conditions de passage du brut nigérien dans l’oléoduc Tchad-Cameroun. Cette signature intervient après le protocole d’accord du 29 juin entre N’Djamena et Niamey pour la construction du pipeline permettant le raccordement du site d’Agadem à l’oléoduc tchado-camerounais, en vue de l’exportation du pétrole nigérien par la côte atlantique.
Selon le communiqué du ministre du Pétrole, « la gestion de cette importante infrastructure sera confiée à une société créée à cet effet et dont le capital sera réparti entre les États du Niger, du Tchad, du Cameroun, de la République Populaire de Chine et les privés ressortissants desdits États ».
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