La mauvaise nouvelle a été portée à la connaissance de l’opinion publique par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’extérieur. Comme d’habitude, il est difficile de confirmer ou d’infirmer l’information telle que rapportée par les autorités, faute de source indépendante. Le communiqué du gouvernement est muet sur les circonstances de la survenance de l’accident et du point de départ des voyageurs.
Parmi les disparus, quatre (4) n’ont pas de pièces d’identité. Profitant de ce drame, le MAE/IA a entonné le clairon de la campagne contre la « migration illégale » en exhortant les nigériens candidats à l’émigration « à la prudence dans leur déplacement à l’extérieur du pays en veillant à se munir des documents de voyage appropriés ». En mars 2013, le gouvernement a reconnu que des milliers de ressortissants nigériens sont détenus dans les geôles libyennes au motif qu’ils sont rentrés illégalement dans le pays.
Malgré l’insécurité en Libye résultant de la déstabilisation du pays par les puissances impérialistes et les énormes risques liés au voyage, les candidats au départ vers cet eldorado se comptent par milliers. Ils quittent Agadez, dernière grosse agglomération nigérienne à bord de camions de fortune entassés comme des objets ou des bêtes.
Ce drame survenu en territoire libyen est le énième du genre depuis le début de l’année. La traversée du Sahara, le plus grand désert du monde, par les migrants est très souvent synonyme de rendez-vous avec la mort. Les médias n’en finissent pas de faire le décompte du bilan macabre des migrants morts de soif et de faim sur les routes parce que abandonnés sans eau, ni nourriture dans le désert par les forces de sécurité ou les passeurs. Il y a urgence à se mobiliser pour apporter assistance à ces migrants et interpeller les gouvernants sur les violations parfois inqualifiables des droits de l’homme dans cette région du monde.
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